Le 13 juin à Québec, le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, en appui à la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, organisait une action au coin des rues Wilfrid-Hamel et Pierre-Bertrand. Les représentantes des tables régionales réunies en assemblée générale annuelle tenaient à marquer leur opposition à la Loi 78 et se joindre à plusieurs actions simultanées qui ont eu lieu dans différentes régions du Québec pour revendiquer :
• l’abolition des hausses de taxes et de tarifs (taxe santé, droits de scolarité et tarifs d’électricité)
• la mise en place d’alternatives progressistes (par exemple, un 4e palier d’impôt pour aller chercher 1 milliard $ dans les poches des plus riches).
Depuis qu’il est au pouvoir, le gouvernement Charest dirige le Québec comme une entreprise au service des plus riches. Il s’attaque aux acquis sociaux, il diminue les impôts des plus fortunéEs et, lorsque tout va mal par sa faute, il force la classe moyenne et les plus pauvres, dont beaucoup de femmes, à payer les pots cassés. Nous ne sommes pas dupes : les mesures promues par l’élite économique, financière et politique ne font que contribuer à l’accroissement des écarts entre les riches et les autres. Après plusieurs années de luttes féministes, étudiantes, sociales et environnementales contre des décisions gouvernementales injustes, et après plusieurs mobilisations sans précédent, ce gouvernement continue de nous ignorer. Il a même le culot de nous imposer une loi spéciale pour bâillonner et casser la grogne populaire qui se manifeste dans la rue tous les jours. C’est inacceptable.
Rappelons que le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec est un organisme de défense collective des droits des femmes. Il rassemble 17 tables régionales qui regroupent, à travers tout le Québec, 431 groupes de femmes et plus de 275 personnes.