Les 20 et 21 mars 2012, 200 personnes représentant 88 organismes se réunissaient dans le cadre d'un forum public organisé par la Table des groupes de femmes de Montréal et ses partenaires portant sur la réalité des femmes en situation d'itinérance. Le lancement des actes de cet événement marquant avait lieu le 30 avril 2013.
Le contenu des actes nous rappelle qu'un an plus tard, les constats sont les mêmes : l'itinérance des femmes augmente, se complexifie et se diversifie. Elle prend désormais plusieurs visages. Différentes ressources mentionnent le rajeunissement tout comme le vieillissement des femmes qui sont dans la rue, dénombrent de plus en plus de mères avec enfants, observent l'augmentation des femmes immigrantes, autochtones, handicapées et des femmes ayant des problèmes de santé physique et/ou mentale, etc. Différents visages qui marquent et construisent les spécificités du phénomène de l'itinérance au féminin.
À l’occasion du début de la Semaine québécoise des personnes handicapées, le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) attirait l’attention sur la discrimination fondée sur le handicap encore profondément méconnue. Malgré les allures de célébration et d’optimisme de cette semaine, les personnes handicapées ne peuvent se réjouir de voir leurs droits et libertés quotidiennement bafouées.
Afin de lancer cette semaine dans l’optique d’un Québec sans discrimination fondée sur le handicap, l’accès à des centaines de lieux dans le centre-ville de Montréal a été bloqué pendant quelques heures afin de donner un aperçu de ce que peut signifier l’inaccessibilité architecturale pour les personnes handicapées. Des obstacles aussi évidents que des marches restent bien en place année après année avec une inquiétante indifférence. De nouveaux obstacles sont même encore créés aujourd’hui et sont socialement acceptés. C’est pourquoi nous débutons cette semaine avec une fermeture symbolique de centaines de lieux ouverts au public. Vous pouvez voir plusieurs photos de ces fermetures sur Flickr.
Le 8 février, trois membres du RAPLIQ quittaient la Commission des droits de la personne pour se rendre sur le Plateau Mont-Royal. Leur seule option pour se déplacer? Le transport adapté de la Société de transport de Montréal (STM). En regardant cette vidéo, on comprend vite que « vivre avec le transport adapté, c'est vivre dans une prison; c'est remettre sa liberté entre les mains d'un autre ». Récemment, le RAPLIQ lançait une campagne de plaintes contre la STM. Les personnes handicapées qui ont vécu de la discrimination dans un ou plusieurs services de la STM (métro, autobus, transport adapté) au cours des deux dernières années sont invitées à remplir ce formulaire.
Action des femmes handicapées (Montréal) (AFHM) et ses partenaires signataires accueillent favorablement l'étude intitulée « Des nouvelles d’elles. Les femmes handicapées du Québec » publiée le 26 octobre par le Conseil du statut de la femme (CSF). Un premier portrait, dressé à partir de statistiques parues en 2006, met enfin l’accent sur une réalité souvent méconnue, voire même ignorée : celle des femmes handicapées!
Le 2 août, dans le cadre de son projet de Caravane des solidarités féministes, la Table tenait un atelier sur le mouvement des femmes au Québec, la situation des Montréalaises, ainsi que sur les enjeux et défis d’être une femme immigrée en situation de handicap.