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Électrochocs en psychiatrie : le ministère de la Santé et des Services sociaux refuse d'étudier la question

par Action Autonomie Montréal

Questionnée par la députée péquiste, critique de l’opposition officielle en matière de services sociaux, madame Danielle Doyer, le porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux a refusé d’entreprendre toute démarche visant à faire la lumière sur la pratique des électrochocs au Québec.

Cette décision va à l’encontre de la position adoptée par la Foods and Drugs Administration (FDA) aux États-Unis. En effet, en janvier 2011, après une consultation publique, un comité du FDA a recommandé que les électrochocs soient maintenus dans la classe de risque la plus élevée (classe III) réservée aux appareils médicaux les plus dangereux.

De même, au Québec, en 2003, dans un rapport commandé par le MSSS, l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé soulignait que les «incertitudes quant à l’efficacité et aux risques de l’ETC demeurent importantes» et demandait, notamment, au gouvernement de recueillir plus de données à ce sujet et d’encadrer cette pratique. Le MSSS n'a apporté aucun suivi aux recommandations de l'Agence.