Femmes et logement - Le CÉAF lève le voile sur une violence encore taboue
Les électrochocs en 2014 : toujours sans surveillance au Québec

Merci d'aider Ivonne Hernandez à payer ses frais légaux!

par Les AmiEs d'Ivonne (justicepourivonne.org et sur Facebook)

Objectif de la levée de fonds : 6 000 $. Pour faire un don (par internet, par chèque ou en argent comptant). Suivez le thermomètre de dons.

À l'heure où monte le racisme, l'histoire d'Ivonne Hernandez a réussi à surmonter l'indifférence et le cynisme pour devenir momentanément au Québec le symbole de la lutte des femmes sans-statut contre de multiples formes de violence et d'oppression.

Pour les médias, l'histoire d'Ivonne a commencé en décembre 2013, quand elle s'est réfugiée dans un centre d'hébergement pour femmes avec son fils d'un an pour échapper à une situation de violence conjugale. Son mari a rapidement décidé de se venger en la dénonçant aux autorités, concrétisant ainsi une menace qu'il lui faisait depuis longtemps. Les conséquences de son geste ont été immédiates et brutales. D'abord, Ivonne a perdu la garde de son fils à cause de son statut d'immigrante précaire. Ensuite, elle a été arrêtée dans le cadre d'un véritable guet-apens public, préparé conjointement par les agents frontaliers et son conjoint. Détenue au Centre de prévention de l'immigration de Laval, elle faisait face à la déportation vers le Mexique et risquait ainsi de ne plus jamais revoir son fils.

Mais la complicité des autorités canadiennes et québécoises avec un conjoint violent a choqué la population et a déclenché une large mobilisation des groupes féministes et de justice migrante. Cette mobilisation a permis la libération rapide d'Ivonne, et peu de temps après, la suspension temporaire de l'ordre de renvoi qui pesait contre elle. Ensuite, elle a finalement pu récupérer la garde de son fils, du moins pour le moment.

En réalité, la courageuse décision d'Ivonne avait été prise bien avant les événements difficiles des derniers mois. Dans les faits, elle participait activement aux luttes migrantes à Montréal avec les MexicainEs UniEs pour la régularisation et le Projet migrants de Médecins du Monde. C'est aussi ce contexte qui explique la réaction populaire face à son arrestation.

Les actions de son ex-conjoint avec l'Agence des services frontaliers du Canada ont laissé Ivonne avec de lourds frais légaux à payer. Le montant de sa facture a déjà dépassé 6 000 $.

Il est inacceptable qu'Ivonne soit seule face à ce fardeau. La justice ne devrait pas venir avec un prix. Ivonne a soutenu plusieurs membres de la communauté et le courage qu'elle a montré en dénonçant l'injustice de sa situation en a inspiré plusieurs et a grandement contribué aux causes de justice migrante. Le temps est maintenant venu pour que d'autres personnes s'avancent aussi pour contribuer à payer ces frais légaux.

SVP faites un don pour aider à payer les frais légaux d'Ivonne. Tout montant, aussi petit soit-il, aide!

Rappel : brunch de la fête des mères contre les frontalières, samedi le 10 mai à Montréal, au profit d'Ivonne.