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Les organismes en défense collective des droits réclament leur juste part devant l’Assemblée nationale

par le Regroupement des organismes en défense collective des droits

Des centaines d’organismes en défense collective des droits se rassemblent aujourd’hui sur la colline parlementaire pour réclamer une hausse significative de leur financement à la mission. En effet, ces organismes sont parmi les moins bien financés par le gouvernement québécois. À titre comparatif, pour l’année 2010-2011, la moyenne du soutien financier gouvernemental en appui à la mission globale pour tous les organismes d’action communautaire était de 122 046 $, alors que pour les organismes en défense collective des droits, elle ne fut que de 58 715 $. Et rien ne s’est amélioré depuis puisque près du quart des organismes n’ont qu’un montant de 30 000 $ par année pour réaliser leur mission de défense des droits, ce qui est loin de permettre de payer un local, un téléphone et le salaire d’une personne à temps plein.

Le 30 octobre, la ministre Agnès Maltais annonçait un investissement de 162 millions sur trois ans pour l’ensemble du financement à la mission des organismes communautaires. Les organismes en défense collective des droits sont très inquiets car ils n’ont reçu aucun signal clair de la ministre à l’effet que leur financement serait rehaussé suite à cette annonce. D’autant plus inquiets d’ailleurs que le financement annoncé est conditionnel à l’adoption du budget de mars 2014, ce qui en ces temps de gouvernement minoritaire apparaît fort aléatoire.

Les organismes de défense collective des droits ont déposé à la ministre, il y a plus d’un an maintenant, un plan de redressement de leur financement évalué à 3,5 millions de plus par année, et ce, pendant cinq années consécutives pour un total de 17,5 millions. Ce rehaussement, ils le veulent maintenant. C’est une question d’équité, de reconnaissance pour tout le travail accompli et de respect pour les personnes les plus vulnérables de notre société.

Rappelons que les organismes en défense collective des droits interviennent activement pour promouvoir les droits sociaux et économiques au Québec et faire reculer la pauvreté et son corollaire, l’exclusion sociale. Ils se portent à la défense des chômeuses et chômeurs, des personnes assistées sociales, des femmes, des membres de la communauté LGBT, des locataires, des personnes vivant avec un handicap et des consommateurs, particulièrement ceux à faible revenu. Ils sont de tous les combats pour la protection de l’environnement, pour la défense et la promotion des droits reconnus par les Chartes.