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Violences obstétricales et gynécologiques: appel à témoignages

28 mai 2019
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Cet appel est lancé dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et de lutte contre les violences obstétricales et gynécologiques (VOG) qui touchent les femmes, les hommes trans, les personnes non binaires et bispirituelles.

Vous avez peut-être vécu cette forme de violence si (ceci est une liste non-exhaustive d’exemples) :

  • Vous avez ressenti des formes de non-respect de votre corps ou des atteintes à votre dignité.
  • On a fait une intervention médicale sans vous en parler et obtenir votre consentement au préalable (par exemple, on a introduit des doigts dans votre vagin sans vous prévenir ou vous demander votre accord).
  • On vous a laissé croire que vous n’aviez pas le choix de subir une intervention médicale ou d’accepter la présence d’étudiant.es en médecine et de résident.es lors d’un examen.
  • On a utilisé la coercition pour vous faire accepter une intervention (par exemple, on vous a demandé de prendre une décision sous la menace ou on a menacé d’appeler la DPJ).
  • On vous a empêchée de bouger durant votre accouchement, on vous a forcée à rester allongée sur le dos durant votre accouchement, on vous a empêchée de boire et de manger.
  • On n’a pas pris le temps de vous expliquer les avantages et désavantages ainsi que les conséquences et les alternatives possibles d’une intervention, d’un médicament ou d’une méthode contraceptive.
  • On vous a refusé une méthode de contraception temporaire ou définitive.

 

Les violences obstétricales et gynécologiques sont systémiques et genrées. Reliées à la santé reproductive et sexuelle, elles surviennent dans un contexte de suivi gynécologique ou obstétrical. Elles peuvent être vécues lors d’un accouchement, d’une fausse couche ou d’un avortement aussi bien que lors d’un rendez-vous gynécologique, d’une échographie ou d’une mammographie.Les personnes vivant à l’intersection de plusieurs systèmes d’oppression telles que les femmes racisées, excisées, autochtones, en situation de handicap, lesbiennes et les personnes trans et non binaires sont plus à risque de subir ces violences.

L’existence des violences obstétricales et gynécologiques prend racine dans un système patriarcal qui méprise les corps des femmes et les corps non conformes. Ces violences sont également issues d’un système de santé défaillant qui valorise la performance au détriment de l’écoute des personnes. Dans un tel système, les patient.es ne sont pas au centre des soins. Les instances décisionnelles refusent de reconnaître le problème.

Votre témoignage peut faire la différence! Nous appelons toute personne pensant avoir vécu des violences obstétricales ou gynécologiques à déposer son témoignage et à porter plainte aux instances concernées. Toute personne ayant été témoin de violences obstétricales et gynécologiques sur autrui est aussi invitée à témoigner (professionnel.les de la santé, doulas, étudiant.es, etc.)

Rendez-vous sur le site www.stopvog.org ou sur la page Facebook Stop violences obstétricales et gynécologiques (#StopVOG) ou envoyez votre témoignage par courriel à temoignage@stopvog.org.

Cette campagne a été conçue par la Collective du 28 mai :

Action Cancer du sein; Action des femmes handicapées (Montréal); Ariane K – Consultante périnatale; Centre de solidarité lesbienne; Centre des femmes d’ici et d’ailleurs; Fédération des femmes du Québec; Fédération du Québec pour le planning des naissances; Regroupement Naissance-Renaissance; Regroupement québécois des CALACS; Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec; Réseau des lesbiennes du Québec – Femmes de la diversité sexuelle; Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec.

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